Toursime Animalier et Voyage Responsable

tourisme animalier

Cet été, certains d’entre vous ont peut-être choisi de profiter de leurs vacances pour mieux connaitre ou observer les animaux qui peuplent la région qu’ils visitent.

Qu’il s’agisse d’observer les baleines ou de voir des tortues, les voyages animaliers, organisés via un tour operator ou en autonomie, sont une forme de tourisme de plus en plus populaire.

Or certaines expériences de voyages où l’on peut observer des animaux, cachent en réalité des pratiques abusives.

Des méthodes parfois peu détectables puisque 80% des voyageurs ne sont pas conscients qu’ils ont déjà visité une entreprise qui encourage la maltraitance et/ou le vol d’animaux sauvages.

Aujourd’hui on passe en revue, les pratiques dont il faut se méfier, et on vous donne des clés pour faire rimer tourisme animalier et éco-reponsabilité.

Être conscient des abus

Au cours de vos voyages, vous avez peut-être croisé des singes en tutu au Sri Lanka, des ours danseurs en Turquie, en Grèce ou en Inde ou encore des éléphants qui promènent des touristes.

Une manne touristique, pour certains, mais qui engendre maltraitance et abus envers les animaux dont 80% des voyageurs ne sont pas conscients d’après une étude de la World Protection Organization.

Pas toujours facile d’identifier ces pratiques abusives,  passons-en quelques unes en revue:

Les pratiques que cachent le Luwak Café

les dérives du café civette

© WIKIMEDIA COMMONS - ASIAN PALM CIVET

Les voyageurs qui foulent les plages de rêves de Bali, optent souvent pour une journée de découverte de l’île indonésienne.

L’intérieur de l’île  regorge de paysages à couper le souffle, de rizières en terrasse et d’une multitude de spots instagrammables à souhait.

Une journée de découverte de Bali côté terre, inclus souvent une pause-café, où vous découvrirez le Café Luwak, aussi connu sous nos contrées comme le Café Civette.

Ce café, qui existe également en Thaïlande, en Chine et au Vietnam, réputé pour son goût hors du commun, est un des cafés les plus chers au monde.

Un peu particulier, il est réalisé à base de baies partiellement digérées par la civette asiatique puis récoltées dans ses excréments.

A l’origine, ce café n’existait qu’en faible quantité, car sa récolte devait se faire en pleine nature.

Avec le boom du tourisme et l’attractivité financière de ce breuvage, le café Luwak a engendré des méthodes intensives effrayantes.

Capture, rétention en batterie, gavage forcé et isolement au programme.

Lors d’une excursion avec une dégustation de café à la fin, vous êtes quasi surs que votre café viendra de ce genre de pratiques.

Même si vous ne croisez aucune cage (on préférera vous faire faire un selfie devant les rizières, voire sur une balançoire), ou que vous croisez un animal qui a l’air parfaitement détendu dans un panier.

La bonne pratique :

une visite à proscrire et un « souvenir de vacances » à bannir de ses valises

Ride a bike, not an elephant

tourisme animalier éthique

Les éléphants baladeurs sont séparés de leur mère dès leur plus jeune âges sous la contrainte avec une pratique connue sous le nom de ” crush”.

Une pratique douloureuse, contraignante et traumatisante pour les éléphanteaux qui en gardent des séquelles psychologiques toute leur vie.

Lorsqu’ils ne sont pas utilisés pour balader des touristes, ils sont enchaînés, incapables d’interagir socialement les uns avec les autres.

Le message ? Si vous n’êtes pas d’humeur à user vos chaussures de rando pour faire un trek dans la jungle, faites autres chose, mais passez-vous de la balade à dos d’éléphant (et si mini-vous se roule par terre, ne cédez pas)

La bonne pratique:

Être un voyageur responsable, c’est s’informer avant de partir.

Voir des éléphants en Asie du Sud Est est possible dans des lieux plus éthiques.

Généralement qualifiés de “Sanctuaires”, on en trouve de plus en plus grâce au travaille de nombreuses organisations sur le terrains.

Le rôle : sensibiliser les entreprises qui utilisent les éléphants pour le divertissement touristique et trouver avec eux des alternatives durables pour les éloigner de ces pratiques.

Attention toutefois à bien prendre vos renseignements.

La World Protection Organization, par exemple, considère que se baigner avec les éléphants n’est pas une pratique naturelle et signale donc les sanctuaires qui continuent à le proposer.

Si vous avez l’habitude de réserver par l’intermédiaire d’un voyagiste, plutôt que de planifier votre voyage seul, la world animal protection organisation a répertorié plus de 200 agences de voyages qui se sont engagées à ne pas vendre des spectacles  ou des activités encourageant ce type de pratiques.

Halte aux clichés

dérives tu tourisme animalier
Vous connaissez la tendance « je fait un selfie avec un singe ou un tigre et je fais le buzz du siècle » ? (remarquez avec votre chat, ça marche aussi #catsofinstagram)

La mode du selfie avec un animal sauvage a engendré des pratiques peu éthiques.

Partout dans le monde, des attractions touristiques utilisent des animaux captifs pour permettre aux touristes d’obtenir leur meilleur cliché.

  • En Asie, par exemple, les tigreaux sont séparés de leur mère à un stade précoce, car ils sont plus dociles pour se faire tirer le portrait.
  • En Afrique du Sud, certaines réservent permettent aux visiteurs de marcher, ou prendre dans leurs bras, des lions
  • Dans les Caraïbes, la mode est à la photo de plage avec des éléphants
  • En Europe de l’Est, les ours posent avec les touristes dans la forêt
  • Au Costa Rica, le paresseux à la côte auprès des instagrammeurs

L’organisation World Animal Protection a lancé une pétition pour lutter contre le phénomène qui a conduit à la création d’une page d’avertissement sur Instagram fin 2017 qui fonctionne toujours à l’heure où nous mettons à jour cet article.

Fuyez la dernière tendance

Ceci étant, la courses aux likes continue tout de même a engendrer des pratiques similaire peu responsables, aussi bien côté établissement de tourisme que côté voyageur.

Au japon, les cafés-loutres, aka le café où tu bois un verre dans un endroit kawaï et où tu peux faire un selfie avec une loutre capturée dans la nature, sont devenus super tendance.

On ne vous montrera pas de capture d’écran pour vous le prouver, mais on vous dira juste, qu’encourager ce genre de pratiques en y allant, n’est évidemment pas éco-friendly. Pas plus que le concept équivalent avec des hérissons…

La bonne pratique :

Le bon selfie avec un animal sauvage n’existe pas! En gros, si vous pouvez câliner l’animal, le mettre dans vos bras, s’il est attaché ou si vous pouvez le nourrir, oubliez.

Gardez vos souvenirs en mémoire

Soyez également vigilant sur les restrictions et la réglementation sur les souvenirs animaliers. Nous ne parlons pas seulement de défenses d’éléphant ou de bile d’ours, pour lesquels tout le monde connait la loi.

Si vous allez sur la côte, vous pourriez  voir sur les marchés des bijoux faits à partir de coraux, de tortues de mer ou de coquillages. N’encouragez pas le commerce d’espèces en voie de disparition ou de faune sauvage. 

La maltraitance des animaux existe aussi pour l’observation des animaux marins, comme les dauphins, les belugas, les tortues, ou la nage avec les requins.

National Geographic, a d’ailleurs consacré une grande enquête sur les dérives du tourisme animalier, si vous souhaitez aller plus loin sur le sujet.

Tourisme animalier éco-responsable, les choses à retenir

pratiquer un tourisme animalier éthique

Si vous voulez observer un animal, allez là où il vit.

Le meilleur endroit c’est évidemment de se rendre dans leur habitat naturel où les animaux se comportent librement. L’avantage pour vous est de les voir tels qu’ils sont vraiment.

Safaris en Afrique,  Observation des baleines, safaris ornithologiques, snorkeling…le principe est toujours le même. Plus vous restez loin de l’animal, plus vous avez de chances de le voir se comporter normalement et de ne pas s’éloigner. Et plus vous respectez sa santé et son environnement.

Pour des activités accessibles comme la plongée par exemple, il est assez facile de le respecter par soi-même.

Les bonnes pratiques du plongeur éco-responsable :
  • Ne pas toucher les coraux, qui sont fragiles et menacés, avec ses mains ou ses palmes
  • Ne pas s’approcher des grands mammifères marins et rester à distance sans trop bouger
  • S’informer sur les zones marines protégées, les consignes d’accès et de fréquentation
  • Observer le plus possible, prendre des photos autant que vous voulez, mais ne rien prélever

Pour une observation plus “experte” type safari ou observation des baleines, adressez-vous à des professionnels reconnus qui respectent les bonnes pratiques, comme celles décrites par l’Association Britannique des Agents de Voyage

Lors d’un safari éco-responsable en Afrique, vous vous rendrez vite compte que l’invité dans le Busch c’est vous et que l’enjeu n’est pas de cocher une liste d’animaux à voir.

C’est d’ailleurs ce qu’on partageait, comme sentiment sur notre séjour à dans un ecocamp dans le greater kruger park.

Si vous réservez avec une entreprise certifiée et responsable, en plus d’une expérience authentique vous soutenez la conservation et la gestion durable du tourisme animalier.

C’est durable ?

Oui le tourisme animalier peut tout a fait être pratiqué de manière durable et de nombreuses associations, organisations et entreprises y œuvrent.  Cette forme de tourisme à également un impact positif à la fois sur l’environnement et sur l’économie locale.

En devenant une source de revenue pour les habitants, le tourisme animalier encourage la prise de conscience et le désir de protection de l’environnement et des animaux sauvages de la région.

Optez toujours pour des opérateurs durables, non seulement vous vous assurez que les excursions que vous faites tiennent compte de la protection de la faune, mais vous favorisez également l’emploi local.

L’expérience n’en sera que plus authentique et inoubliable.

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